-63115

Quatre Tchétchènes ont été condamnés mardi soir devant les Assises du Rhône à des peines d'un an à sept ans de prison ferme après la mort d'un homme d'origine kurde en 2017 près de Lyon.

Le premier des quatre accusés a écopé de 7 ans d'emprisonnement pour «coups mortels», les trois autres d'un an pour «violences délictuelles». Leur peine a été pour chacun assortie d'une interdiction de port d'arme d'une durée de 5 ans.

Durant quatre jours de procès, la cour d'assises de Lyon a tenté de reconstituer une scène de violences confuse, qui s'est déroulée vers 3h30, le 1er avril 2017, à l'issue d'une soirée festive, à Saint-Priest. Des images de vidéosurveillance montraient notamment une poursuite entre trois videurs tchétchènes et deux Turcs d'origine kurde, jusque dans un recoin sombre. Seule et immobilisée, la victime de 45 ans, avait été tuée de trois coups de madrier portés à la tête.

Âgés de 30 à 37 ans, les quatre Tchétchènes ont essuyé le refus de leur demande d'asile politique, après leur arrivée en France entre 2009 et 2012, avant de s'établir dans la région stéphanoise dans des conditions précaires, évoluant, selon Tristan Boffard, dans «un monde souterrain d'étrangers en situation irrégulière en marge de la société réglementée». «Dans la culture tchétchène de l'honneur, quand une bagarre a commencé, elle ne peut s'arrêter que si l'adversaire est mis hors d'état de nuire. Ils ne respectent que la force», avait-il ajouté. «Ils vivent dans un squat et vivent d'expédients en espérant une régularisation», avait déclaré pour sa part l'avocat d'un accusé, Me André Buffard, plaidant l'acquittement.

LE FIGARO